À DEMAIN / Jour 33 - Betty 14/12



J’ai un peu douté lorsqu’on m’a conseillé ce livre. Phénomène, prodige, nouvelle révélation américaine. Personnellement, les effets de mode et les buzz-éclairs me font plutôt l’effet d’étoiles qui filent aussi vite qu’elles arrivent et je m’attache plus souvent aux profondes lames de fond qui transforment qu’au vaguelettes qui s’évanouissent.

Pas très enthousiaste devant ce conseil, puis encore moins devant sa couverture bleu layette et rose bonbon.


Mais j’ai fait confiance, et grand bien m’en a pris.

Ne lis pas les commentaires sur le bandeau de présentation qui essaie de te le vendre. Cela te créerait des attentes, qui selon moi font un peu souffrir ce roman.

Prends-le simplement, les yeux fermés.

Oui, ce livre est long. Oui, parfois ça part un peu dans tous les sens. Oui, il y a quelques longueurs par moments. Oui, il est parfois violent.


MAIS : Avec - malgré - et au delà de tout cela, ce livre - pour moi - est rare.

… car il a commencé à me manquer dès la dernière page tournée. Chacun de ses personnages s’est trouvé une place dans mon coeur de lecteur et je regrette aujourd’hui de ne plus poser les yeux sur les mots de leurs rêves et de leurs déchirures.

Je pourrais te parler de chacun, mais je ne citerai que ce papa, sublime et déchu, qui réinvente sa vie protège tant qu’il le peut sa famille, grâce aux mythes de ces ancêtres et à l’AMOUR FOU qu’il voue à ses enfants.


Ce livre t’offrira des personnages à aimer,

des étoiles à rêver,

des souffrances acides et indispensables sur cette époque de Femmes et d’Indiens méprisé.e.s, meurtri.e.s,

un regard vécu et longtemps parcouru au fil de cette si précieuse différence, qui détruit pourtant encore tant de personnes aujourd’hui,

des images saisissantes,

de la révolte,

et quelques moments de magie simple et vraie.


Voilà, je ne sais pas quoi te dire de plus à part les étoiles vacillantes qu’il m’a laissé.


Je laisse humblement au temps le soin de confirmer - ou non - ce que tout le monde dit et dira de ce livre. Mais pour moi - petit lecteur planqué dans son univers confiné - si je le pouvais, je n’aurais qu’une seule envie en ce moment : prendre mes chaussures et mes gants de laine, sortir au grand froid jusqu’à la porte de ta maison, et sous les lumières vibrionnantes de ton sapin décoré de lumières, ouvrir mon sac recouvert de neige, sortir ce livre sous papier-cadeau, et te l’offrir pour Noël.


À demain !


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