À demain / Jour 34 - Sirène



Avec cette nouvelle chanson, nous entrons dans le signe du Scorpion,… que je connais bien 😉😉 Eliott se laisse entrainer dans les méandres intérieurs d’un Aquarium. Guidé par une voyante-sirène, il s’enfonce dans les interstices du conscient pour plonger dans l’intérieur trouble. Pourtant le sujet de cette chanson t’emmène ailleurs, utilisant le venin salutaire de ce signe introspectif et chercheur d’or pour te raconter l’addiction, la fascination, la dépendance… Comme un hymne admiratif et halluciné aux immenses « Fleurs du Mal » du poète magnifique et à son talent pour nous donner à ressentir l’étourdissement de ses « Paradis artificiels ». À demain !

- - - - -

SIRÈNE ©Nicolas Fraissinet

Tu avais la peau d’une sirène. La sueur acide d’une fleur d’agrume, et le goût des chaînes.

Tous les soirs j’entends encore ta voix. Dont le charme endort mon corps dans ses doigts.

Sous ton reflet d’un vert de lune l’ivresse et la potence. La mer est calme avant l’amertume, mais j’oublie que j’y pense. Encore un verre pour faire taire le silence.

Tous les soirs j’entends encore ta voix Dont le charme endort mon corps dans ses doigts. Je bois.

Est-ce que ton ombre me fascine pour presque rien ? Ta robe me dessine de l’or et du venin. Est-ce que ton ombre me fascine pour rien ? L’appel que j’imagine, est-ce ton cœur ou le mien ?

Tous les soirs j’entends encore ta voix Dont le charme endort mon corps dans ses doigts

Malgré l'effort de me passer de ça, j’aime mieux la dépendance. Mon corps déjà s’accoutume à toi, mais j’oublie que j’y pense, à ton gout de défiance et d’un animal.

Dans ton appétit d’hommes et de flammes, tu me donnes le goût l'errance. Promis, j’arrête la prochaine fois, mais j’oublie que j’y pense. J’ai déjà soif, je rends les armes. Viens...


- - - - -

Pour retrouver ce post sur Facebook, le partager et le commenter rendez-vous sur :

https://www.facebook.com/Nicolas.Fraissinet/posts/10157859522496732


    Pour reprendre depuis le début