À demain / Jour 38 - YOGA 19/12


Comme Noël approche, je vais peut-être te faire un Kdo… Seulement si ce que j’écris te donne envie. Un Kdo comme j’aurais adoré que l’on me fasse lorsque j’avais 20 ans. Mais j’y suis venu par moi-même, 13 ans plus tard. Ce Kdo tient en 4 lettres: YOGA « C’est un sport pourri ! » « Tu ferais mieux d’aller faire du stretching » « Mouais, c’est un truc de baba-cool défoncé » Voilà les quelques réponses que j’ai reçues aux rares questions que j’avais posées sur le sujet. Heureusement pour moi, je suis borné, et je n’ai rien écouté. Je me suis donc inscrit à un cours au hasard, et suis parti timidement à ma première séance avec un short et un tapis en grosse mousse verte. ( … je t’épargne les nombreuses premières péripéties, pour en venir à l’essentiel ) Ce n’est pas un sport, ce n’est pas du stretching ou une adhésion bucolique à un groupe d’illumination collective… C’est une pratique, un art, un vrai. Une école de l’exigence. Un apprentissage de la souplesse - d’un point de vue physique bien entendu - mais surtout une souplesse qui va loin au-delà, qui s’instille dans ton sourire, dans ta manière d’accepter le monde, de gérer les catastrophes, de mener ta vie. Une des plus magnifiques écoles qu’il m’a été donné de rencontrer. Sans parler de cette anecdote qui m’est arrivée lors de l’un des premiers cours : J’arrive gonflé à bloc en me disant : « Cette fois je vais la réussir cette posture impossible » Je fais de mon mieux. Fin du cours, je viens demander au professeur « alors ? » ( sous-entendu de la question : « alors c’était bien ? J’ai été bon ? Comment ai-je été le meilleur par rapport aux autres ??? » ) Réponse calme et presque pas du tout intéressée par ma question : « je ne sais pas si tu a été bon… Penses-tu avoir fait mieux que ce que tu as fait la dernière fois ? » Cette simple réponse m’a fait faire silence. … Et comprendre. Ce « sport » n’est ni un sport, ni un score à atteindre, ni une performance à accomplir. ( Il n’y a pas de compétitions de Yoga !! ) C’est une pratique. Une rencontre avec toi-même ( et avec tes doigts de pieds, que tu redécouvres sous tous les angles ! ) Une acceptation du corps, et son apprentissage. Une méditations tellement organique, que lorsque tu la quittes, tu ressens une ivresse égale à celle d’avoir parcouru un marathon, tout en ayant donné à ton esprit un lien d’amour pour tout l’animal qui respire en toi. Voilà mon Kdo, si cela te donne envie d’y goûter… J’avais 33 ans. Grâce à la découverte de cette pratique, il y aura pour toujours un avant et un après. Je t’évite la longue liste de tous les bienfaits qui ont été écrits en large et en travers à ce sujet. … pour n’en garder qu’un seul : Après les vagues et les torrents que ma vie m’a donné à traverser, je me suis un jours retrouvé devant les lumières révélées de cet immense Art du présent incarné. Et j’ai souri. En profondeur. J’ai enfin découvert l’envie d’aimer l’humain vivant que je suis. Voilà mon Kdo pour toi, si le souhaites.

À deux mains !


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