À demain / Jour 44 - L’impatience 25/12


Ce message arrive volontairement à ton réveil, pour te parler de ces parfums d’enfance lointaine, lorsqu’encore trop petits pour veiller tard, nous fêtions brièvement Noël le soir du 24, puis allions nous coucher, le coeur vibrant d’impatiences. La nuit s’écoulait lentement, car notre faux sommeil avait plutôt les allures fébriles d’une veillée passée à guetter le moindre bruit qui aurait pu trahir la présence d’un géant fabuleux de mystères, les bras remplis de cadeaux. Puis les premières lueurs perçaient les volets. Nous étions déjà bien réveillés, et prêts à bondir sous le sapin pour découvrir les merveilles tant attendues. La journée du 25 s’écoulait ensuite dans une joie faite de surprises, de blancs paysages, pains d’épices et modes d’emplois de rêves à construire, bonhommes de neige ou de pâte à sel. Mais si parmi ces souvenirs il fallait n’en garder qu’un seul. Ce serait cette infaillible émotion : l’impatience. Celle qui t’empêche de dormir, tant la journée à suivre t’appelle, secondes grandes ouvertes. Celle qui te réchauffe de l’intérieur, et te pousse à accélérer le pas. Plus tard, j’ai entendu parfois des personnes me dire « Sois patient !!! ». Je répondais « Oui », mais pensais plutôt « Oui et non ». C’est vrai, la patience est une belle qualité sur le chemin de la mesure et de l’équilibre. Mais qu’est-ce qui fait courir les enfants vers le sapin ? Qu’est qui nous fait partir au grand galop lorsque les barrières s’ouvrent enfin ? Qu’est ce qui rend magique l’attente de monter sur scène ? Qu’est ce qui fait soudain courir « Un homme et une femme » l’un vers l’autre sur la plage ? C’est bien elle, cette allégresse alléchée qui nous transporte et nous attise. L’impatience d’être heureux. Je finis ces mots de Noël que je t’envoie en courant d’air et je file ! Je cours ! Sans m’arrêter ! À sa poursuite… Bientôt encore plus heureux et toujours impatient de la suite…

Et toi, après quoi courent-elles, tes impatiences d’enfance ?

À DEMAIN !!!


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