À demain / Jour 45 - Éoliennes 26/12


Aujourd’hui est un jour de tempête, de la trempe de celles qui jaillissent et nettoient. Eliott est poursuivi, les yeux aveuglés de neige et de vent. Puis sauvé par David Bowie qui débarque en plein rêve. Le Verseau est l’instant de l’ange, du coup de génie, du fruit qui se décroche de l’arbre et prend le chemin de traverse, de l’original et transversal, du regard toujours différent. p.172 : « Une bourrasque ravage le paysage d’éclairs. Au loin, les gigantesques éoliennes de cuivre sont arrachées du sol et s’éparpillent en nuées d’hélices ». Cette onzième chanson est celle de l’autre regard. Éoliennes. Avec leurs longs cous, ces géants extra-terrestres envahissent le paysage et le protègent de leurs hélices, viennent tenter d’arranger le monde et te supplient de faire comme elles : décaler les perspectives, essayer d’y croire encore, et accepter que l’ancien monde prenne sa place dans le passé, de changer pour s’élever. Ce qui me fascine dans l’image des éoliennes c’est leur langage double, direct et sans détour. « Cher humain, si tu m’écoutes ENFIN, ma silhouette sera celle des ailes qui t’envoleront vers un avenir neuf d’énergies renouvelables Mais tu continues à vivre dans le passé, alors mes silhouettes seront celles des croix plantées en pleine terre de cette planète que tu auras trop creusée… comme on creuse sa propre tombe. »

À demain

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ÉOLIENNES ©Nicolas Fraissinet

Alors que la terre fait des siennes, dès lors nos ailes soufflent vos peines. Nous, éoliennes. Alors que chantent les sirènes, est-ce l’heure que notre règne vienne, les anges gardiennes ?

D’accord vos courtes vies humaines avortent de votre mère, sans qu’elle n’en revienne. Nous sommes les courants qui tiennent pour qu’elle tourne encore, la grande Reine.

Laissez nous tournoyer, laissez nous vous sauver, laissez nous espérer que vous nous élèverez. Nous n’avons rien à vous apprendre mais de l’avenir à vous tendre. Nous avons l’envie à vous rendre, sous le vent saurez vous l’entendre ? Le reste vous savez?

À l’heure où certains se démènent Quand d’autres s’en foutent de la gangrène, nous, éoliennes. Nous restons là, quoi qu’il advienne. C’est votre choix que l’on déchaîne nos voix sereines.

Nous vous parlons comme des enfants à leurs parents.

Quand ferez vous ce voyage qui nous fera grandir sans fin ? Garderez vous le message que nous venons pour votre bien ?

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