À demain / Jour 46 - La Maison Dieu 27/12



Si tu as parcouru les 90 messages que j’ai envoyés avant la sortie de mon roman « Des étoiles dans les yeux », cette image t’es sans doute familière. Si ce n’est pas le cas, alors je te la re-dévoile ici, car elle me semble particulièrement adaptée à la période virale ( fin de période, espérons-le ) que nous traversons tous. Pour te la présenter je te raconte un secret personnel. J’ai un petit rituel que je pratique lorsqu’il m’arrive un souci. ( Pas une broutille du style faire tomber une assiette, hein… un vrai problème, un drame, une douleur, ou toute forme d’obstacle qui te paraît insurmontable.) Je vais chercher mon jeu de Tarot préféré…. ( attention cela ne fonctionne qu’avec la version d’origine du T. de Marseille, car beaucoup de versions ultérieures ont cru bon de faciliter la lecture de cet arcane XVI en y ajoutant des éclairs, débris et autres détails catastrophiques, alors que l’image d’origine est beaucoup ambigüe…. Et donc beaucoup plus riche 😉 ) Je sors alors cette carte et la place quelque-part dans mon terrier, bien en vue, pour que nos regards se croisent le plus souvent possible. Et pour qu’elle m’interroge à chaque coup d’oeil de ses joyeuses couleurs au silence impassible. Regarde-la bien…. À première vue, on y voit deux personnages qui tombent d’une tour et s’écrasent au sol sous des décombres et cieux explosifs. Mais à deuxième vue. Après s’être un peu inspiré de l’ « autre regard » du verseau d’hier. Lorsque tu observes ces deux personnages qui semblent avoir les mains agrippées au sol… Est-ce que l’on ne pourrait pas aussi imaginer qu’il sont aspirés vers le haut avec une telle force qu’ils s’accrochent au sol pour ne pas s’envoler dans les hauteurs ? Et ces boules multicolores, sont-elles des éclats explosés, ou des confettis à l’image des « bombes » remplies de jouets que l’on faisait éclater durant les anniversaires ?… Ou des « Pinatas » mexicaines à briser en mille morceaux pour en extraire les surprises ? Cette carte explose le réel, marque nos parcours en mille éclats, mais à chaque drame me force à toujours interroger l’instant sans faux semblants. …sans tomber non plus dans la maxime facile qui nous répète « il y a toujours du positif dans le négatif », car elle pose une question beaucoup plus violente et catégorique qui pourrait se formuler ainsi : « Oui c’est vrai, tu encaisses une grosse tornade. Mais à bien y réfléchir, ce vol plané t’écrase-t-il face contre terre ? Ou te pousse-t-il de force plus haut ? Quel est ton choix ? » C’est un mouvement de force, c’est vrai… mais qui force vers une forme d’exigence. J’aime cette carte parce qu’elle ne console pas, elle ne maquille rien, n’offre pas de miel à donner pour attendrir le gouffre avec compassion. Elle est mystérieuse - La Maison Dieu - avec son nom d’hôpital moyenâgeux fracassé. Elle te regarde droit dans les yeux - La Maison d’yeux - avec son nom qui te dévisage. Et te force à la question du choix auquel tu veux croire - L’âme et son dieu - avec son nom de perspective propre et unique à chacun -- l’âme est son (propre) dieu Alors tu plonges et tu pleures ? Ou tu t’élèves ?

À DEMAIN !



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